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Ce thésard est mon idole!

14/02/2010 iWilex un commentaire

Il y a des personnes qui, parce qu’elles vous parlent de leurs recherches pendant quelques minutes, vous font prendre conscience du ridicule de votre travail par rapport à leurs propres recherches.

Non pas parce qu’il est prétentieux, mais tout simplement parce que la recherche qu’il effectue va révolutionner le rapport de l’homme avec son environnement et sa conception de la connectivité virtuelle. Et aussi parce que je suis un peu geek et que ce mec est en train de réaliser l’impensable, l’inconceptualisable et d’aller beaucoup plus loin que la science-fonction (Minority Report, entre autres).

Encore mieux, il a mis tous ces travaux sous Open Source!!

Bref, bonne vidéo (pour les impatients, allez directement à la cinquième minute et puis admirez le talent!)

Et ma thèse dans tout ça?

C’est la merde!

Cela devient très inquiétant, je me ronge les ongles (en fait, je me les ronge tout le temps, mais je trouve que c’est une bonne excuse^^), je n’avance pas/plus ma thèse. Pourtant le plan est là, il est fait, bien qu’il faille revoir certains titres (tous!), mais l’idée générale y est.

Alors, est-ce de la fainéantise?, un abandon masqué (ça, jamais!)?, un camouflet?, une conspiration de l’administration universitaire?, un désaveu de ma politique économique?, une mauvaise gestion du temps?, une mauvaise organisation?… – Vous pouvez y aller aussi dans les hypothèses (je suis preneur des idées les plus loufoques!), mais j’ai ma petite idée.

1. Je travaille trop en dehors de la thèse. Petit rappel: mi-temps de responsable juridique chez ChambresAPart &Co, un poste d’assistant de justice par là, des TD, des surveillances et corrections de copies, l’alimentation éditoriale de LA référence des sites nationaux en droit; Legaletic (du moins, pour ma famille proche…très proche…)… Du coup, le temps de la thèse est n’est pas arrivé, il est retardé.

2. Mauvaise gestion de la politique économique. Et oui, je n’ai toujours pas d’argent pour rémunérer ma thèse, du coup, cela nous renvoie au 1. qui devient une obligation vitale pour payer loyer, nourriture, chauffage, livres, cinéma, restaurant, vacances… ah non, ces trois derniers, je ne peux pas vraiment… Et la fac, tenez-vous bien, me payera les TD d’octobre-novembre fin février, au mieux.

3. Gestion du temps. Effectivement, je rentabilise mal mon temps; il y a toujours des imprévus qui viennent s’ajouter à mon planning… D’ailleurs, ce thème fera l’objet d’un prochain billet.

4. Le reste, c’est pour ma pomme! En revanche, malgré tout ça, personne ne viendra m’arrêter dans tout ce que je fais (si j’en faisais un peu moins, ça serait pas mal non plus…) et il est clair que je ne suis pas fainéant, ni sur le point d’abandonner quoi que ce soit!

La solution?, Laissez-moi y réfléchir!

J’en vois qu’une: me faire sponsoriser! Et oui, pourquoi pas un gentil mécène, sponsors, partenaire, qui me permettrait d’aller ma charge de travail pour me consacrer plus longtemps à ma thèse et avancer ce projet magnifique… Mais, pourquoi pas vous? Vous verrez, je suis sympa, et je ne coûte pas très cher…

Merci d’avance ;)

Assistant de justice, le job du doctorant en droit

Voilà déjà bientôt 6 mois que je suis en place à la Cour d’appel comme assistant de justice. Mais  c’est quoi ce poste dont tout le monde parle lorsque l’on prépare une thèse ou les concours des hautes administrations?

Assistant de justice c’est, en réalité, une sorte d’aide de camp des magistrats. Ils sont généralement rattachés à une chambre, donc à des magistrats (le président et les conseillers) pour les aider à trouver des solutions jurisprudentielles, à faire des recherches thématiques en fonction des affaires, à faire de la veille, des revues de presse, etc. Bref, c’est véritablement une aide de camp qui va chercher en bibliothèque les informations, c’est pour cela que les thésards sont bien appréciés, puisqu’ils ont l’habitude de chercher (et de trouver!).

Bref, mon rôle est un peu différent (oui, il faut toujours que je fasse pas comme les autres!) en ce que je ne suis pas rattaché à une chambre, mais seulement à un magistrat. Du coup, on travaille ensemble sur les arrêts importants de la Cour et de son ressort pour les transmettre (et c’est une explication très lapidaire) à la Cour de cassation pour son bulletin et à Legifrance.

Du coup, le métier d’AJ est une bonne solution pour financer la thèse, d’autant plus que je temps de travail mensuel est de 60 heures contractuelles, ce qui laisse du temps à la rédaction de la thèse…

10 mois de recherche: réunion avec le directeur

Voilà 10 mois que je cherche, je lis, je discute, je note, je réfléchis à mon sujet de thèse.

La déconstruction est à la base du travail de thèse, puisqu’il s’agit de démonter tous les mécanismes juridiques, éthiques, sociétaux, techniques, anthropologiques, religieux, technologiques, journalistiques, etc., pour arriver à les comprendre, les expliquer et démontrer ce que l’on veut prouver.

Ok, c’est ce que je fais. Étant donné que mon esprit cartésien reprend toujours le dessus, cette déstructuration se fait de manière organisée, classée avec les schémas heuristiques complexes, mais simple pour moi. Bref, la conclusion concernant mon sujet est qu’il est horriblement complexe, non pas à cause d’une seule notion du sujet, mais pas le recoupement de trois notions fondamentales: responsabilité, Internet et acteurs.

Bref, la pluralité des acteurs, la spécificité d’Internet et les multiples branches de responsabilité font que l’on arrive rapidement à des tableaux dynamiques à trois entrées qui ne résolvent en rien la complexité du sujet.

Nous nous voyons donc avec M. le directeur de thèse, toujours aussi sympathique à mon égard, et je lui expose le résultat de mes recherches et réflexions. Ouf, nous sommes exactement sur la même longueur d’ondes: l’objet, les objets, du sujet sont trop gros pour faire une thèse dans les conditions de forme et de fond que l’on attend. Une longue, très longue, discussion autour des notions, de la vision du système, nous emporte pendant toute l’après-midi. C’est d’ailleurs assez marrant de voir la même conception du sujet construite de manière totalement différente: lui, technicien minutieux et talentueux du droit souhaite partir de la règle de droit; moi, pluridisciplinaire autant en histoire-philo, science-pô, technique que droit, j’ai tendance à vouloir penser le système dans sa globalité. Deux approches totalement différentes, mais tellement intéressantes à discuter!

Finalement, il va falloir repenser l’intitulé du sujet et le raccourcir. Cependant, c’est comme si je me coupais un bras… pas forcément motivant, mais peut-être plus pertinent? Je suis, depuis hier soir, dans une réflexion profonde sur l’angle que je dois modifier. Après en avoir discuté longuement hier soir avec ma tendre chérie de docteur es droit (même si elle est trop bornée civiliste à mon goût ;) ), je vais essayer d’en discuter avec un autre professeur aujourd’hui afin d’avoir son sentiment.

A suivre…

Les premières recherches

Par où commencer? Que chercher? Des informations généralistes, des articles de doctrine, des lois, des jurisprudences?

Bon, moi, je suis aidé car je connais déjà bien mon sujet; j’ai déjà fait 3 mémoires autour du thème, donc je ne pars pas de zéro, et heureusement! Du coup, je me suis lancé dans la recherche bibliographique approfondie.

Je me suis tapé l’ensemble des révues Lamy Droit de l’Immatériel depuis les 5 ou 6 dernières années, avec quasiment autant de photocopies que de pages… puis les JCP, le Jurisclasseur Droit de la Communication, les Légipresse, Légicom et autres périodiques. Sympa… Du coup, j’ai plusieurs piles immenses de documents dans mon bureau (dans mon salon…) qu’il faut lire… Mouais…

Du coup, j’ai attaqué la bibliographie: enregistrer une fois pour toute l’ensemble des références dans un document textuel. J’ai d’ailleurs choisi l’option Google Docs pour avoir la possibilité d’y accéder de partout, éviter les problèmes de compatibilité entre Mac et Windows dans toutes ses versions, et d’éviter une perte malheureuse en cas de défaillance technique du disque dure (bien qu’une explosion des serveurs Google soit potentiellement possible)… Bref, j’ai déjà une bibliographie bien avancée et j’attaque la lecture des documents avec, à relever, les références présentes qui sont aussi à chercher. Argh, voilà le travail de thèse!!