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Un petit coup de pompe, et ça repart !

09/06/2010 iWilex 8 commentaires

Moral dans les chaussettes, coup de blues, découragement; voilà mon sentiment d’hier… La vie de thésard, c’est pas si simple, surtout quand on n’a pas de financement! Pourquoi ce coup de pompe? Je vous explique en plusieurs points.

  • L’absence de financement: c’est l’élément central de toutes mes difficultés. Si pas de financement, pas d’argent donc pas de quoi payer tranquillement son loyer! Du coup, il faut bosser. Mais bosser à côté veut dire pas de temps pour la thèse; bref, le serpent se mort la queue (pour utiliser une expression culcul);
  • Trop de travail à côté: en ce moment, je n’arrête pas de courir dans tous le sud-est de la France. Je travaille avec un organisme privé qui m’envoie faire des formations en peu partout. Le problème? Depuis la mi-mai, les formations n’arrêtent pas, du coup, je court à droite, à gauche, en haut, en bas… Et c’est épuisant de faire toujours la même chose avec des heures de voiture (je ne suis pas VRP, merde!). Bref, ça me bouffe un temps fou, mais ça paie bien!
  • Trop de sollicitations pour travailler: la rançon du succès certainement! On me contacte pour des missions dans plusieurs endroits. C’est toujours sympathique, cela donne une bonne image et permet de communiquer autour de ma petite structure Legaletic-Pro, mais c’est encore le planning qui se remplit! Remarque, c’est plutôt une bonne chose que ces sollicitations!
  • Des retards de paiement à répétition!: c’est certainement le plus dur! Par exemple, j’ai travaillé en octobre-décembre et je n’ai toujours pas reçu le paiement de ces travaux!! C’est inadmissible, c’est l’administration! On est obligé de courir après les services pour savoir où ça en est, pour les harceler, demander, produire des papiers, etc. Épuisant moralement et une énorme perte de temps! Mais aussi, comment faire sans argent? Agios, retards de paiement, pas de réservation pour partir quelques jours voir la famille, pas de restos, sorties limitées, courses faites au rabais…. Merde, c’est pas honnête et ça fout un gros coup au moral!!
  • Des couleuvres à avaler: Je déteste les serpents et pourtant j’en mange souvent! C’est un sport national à l’université. « ça va s’améliorer », « je vous promets que dans deux semaines votre situation sera régularisée », « oui, vous aurez un poste stable »… bref, toutes ces conneries que l’on entent souvent et dont jamais on voit le 1/10e…
  • Correction de copies: à chaque semestre, c’est pareil! Plus de 200 copies (ce semestre, exactement, 262) à corriger dans un délai très court, non payées bien évidemment! Mélangée à tous les autres travaux, ça devient vite l’enfer en terme d’organisation et de gestion du temps…

Les copies en attente de correction

  • Recherches des TD pour l’année suivante: comme tous les ans, il faut courir après les profs pour demander s’ils voudraient bien nous prendre ou reconduire comme chargé de TD dans leur matière… Et souvent, la réponse reste floue, voire absente… « Il faut que je vois si les statuts des anciens sont modifiés », « je ne peux pas vous dire, mais je prends note », etc. Du coup, pas de réponse et si cela refait comme l’année passé, réponse des affectations 3 jours avant le début des cours! Fantastique! (voir cet article sur l’affectation des TD)
  • No future !: On vous fait aussi comprendre, assez régulièrement, que la Maîtrise de conférence, c’est bouché! Il ne faut pas rêver, qu’il faut penser à autre chose! Comme si on ne le savait pas déjà !! Moi, je leur répond à ma manière « La maîtrise de conf’? Non, c’est pas pour moi, moi, c’est l’agrég! » ou alors, encore plus vrai: « On m’a toujours découragé dans ce que j’ai entrepris, c’est pas aujourd’hui que ça va commencer! »… Et, avec tous ces découragements que l’on vous adresse de manière récurrente, on vous demande quand même (on ne sait jamais!) de faire des TD, d’écrire des articles, de participer à des colloques, de participer à la vie du centre de recherche, etc… tout cela parce que même si on n’a pas besoin de vous plus tard, c’est maintenant que les « petites mains » sont gratuites.
  • Les articles à écrire n’avancent pas: Donc, obligation d’écrire des articles. Avec tout cela, difficile de les avancer. J’en traine un depuis 3 mois et je peine à le terminer. Je dois en modifier un autre, mais c’est dur de dégager du temps.
  • La thèse n’avance pas: dernière roue du carrosse, la thèse. Elle n’avance pas! C’est toujours elle qui passe en dernier alors qu’elle est l’élément essentiel qui conditionne tout ce qu’il y a au dessus. Paradoxe parfois insoutenable et voilà pourquoi le moral est passé au fond des chaussettes (même si le temps est maintenant à la tong!)…

Solution? Optimisme? Toujours!

Je ne suis pas homme à me laisser démonter. Étant donné les multiples retards de paiements, je vais avoir un été doré (normalement). Du coup, j’arrête tout et je me consacre qu’à la thèse. Objectif: écrire une partie (soit la moitié de la thèse) en un été. C’est faisable, ça sera fait!

Morale de l’histoire: faire une thèse sans financement, c’est s’en prendre plein la gueule, partir de plus loin que tout le monde, galérer beaucoup plus que tous les autres… Faut être costaud et savoir où l’on va. Moi, je sais où je vais maintenant: rédiger ce *%£¨d’article que je dois faire partir bientôt!

Vacataire, la galère !

24/01/2010 iWilex 7 commentaires

Les statutaires à l’université sont nombreux, même ceux qui ne sont pas encore devenu des permanents. Les doctorants peuvent être ATER, allocataire ou encore contractuel…

Cependant, il existe de nombreux doctorants qui travaillent au sein de l’université: les vacataires. Que font-ils? : chargé de TD, surveillance des examens, correction des copies, tutorat de stage, tutorat de mémoire de recherche, etc.

Un bon moyen d’être dans le système, me direz-vous, car il y a des dizaines de doctorants qui n’ont pas cette chance, qui attendent désespérément de pouvoir entrer dans le circuit… Bref, si on laisse la place, des dizaines de personnes sont derrière…

Le problème: une gestion administrative désastreuse. Quelques exemples:

  • contacté 3 jours avant de commencer le semestre pour vous donner les matières de vos cours. Du coup, difficile de préparer un cours de qualité.
  • payé des mois après avoir effectué le travail. Par exemple, pour les TD d’octobre-novembre de cette année, la paye devrait arriver en avril !
  • des contrats signés après avoir travaillé.
  • des centaines de copies à corriger payées des mois après alors que les profs responsables ne se déplacent même pas pour rendre les notes de leurs copies (qu’ils n’ont donc pas corrigées), etc.

En gros, vous l’avez compris, les vacataires sont indispensables au bon fonctionnement de l’université. Sans eux, de nombreuses choses ne pourraient pas être faites, mais ils ne sont pas reconnus!

C’est pour cela que nous avons créé un groupe, pour l’instant sur Facebook, pour essayer de savoir comment cela se passe dans les universités françaises, et connaître aussi le nombre de ces vacataires. Vous pouvez donc faire connaître ce groupe des Vacataires Chargés de TD (cliquez sur ce qui précède) et vous y inscrire pour partager votre expérience, en attendant une formalisation plus sérieuse de cela.

Et ma thèse dans tout ça?

C’est la merde!

Cela devient très inquiétant, je me ronge les ongles (en fait, je me les ronge tout le temps, mais je trouve que c’est une bonne excuse^^), je n’avance pas/plus ma thèse. Pourtant le plan est là, il est fait, bien qu’il faille revoir certains titres (tous!), mais l’idée générale y est.

Alors, est-ce de la fainéantise?, un abandon masqué (ça, jamais!)?, un camouflet?, une conspiration de l’administration universitaire?, un désaveu de ma politique économique?, une mauvaise gestion du temps?, une mauvaise organisation?… – Vous pouvez y aller aussi dans les hypothèses (je suis preneur des idées les plus loufoques!), mais j’ai ma petite idée.

1. Je travaille trop en dehors de la thèse. Petit rappel: mi-temps de responsable juridique chez ChambresAPart &Co, un poste d’assistant de justice par là, des TD, des surveillances et corrections de copies, l’alimentation éditoriale de LA référence des sites nationaux en droit; Legaletic (du moins, pour ma famille proche…très proche…)… Du coup, le temps de la thèse est n’est pas arrivé, il est retardé.

2. Mauvaise gestion de la politique économique. Et oui, je n’ai toujours pas d’argent pour rémunérer ma thèse, du coup, cela nous renvoie au 1. qui devient une obligation vitale pour payer loyer, nourriture, chauffage, livres, cinéma, restaurant, vacances… ah non, ces trois derniers, je ne peux pas vraiment… Et la fac, tenez-vous bien, me payera les TD d’octobre-novembre fin février, au mieux.

3. Gestion du temps. Effectivement, je rentabilise mal mon temps; il y a toujours des imprévus qui viennent s’ajouter à mon planning… D’ailleurs, ce thème fera l’objet d’un prochain billet.

4. Le reste, c’est pour ma pomme! En revanche, malgré tout ça, personne ne viendra m’arrêter dans tout ce que je fais (si j’en faisais un peu moins, ça serait pas mal non plus…) et il est clair que je ne suis pas fainéant, ni sur le point d’abandonner quoi que ce soit!

La solution?, Laissez-moi y réfléchir!

J’en vois qu’une: me faire sponsoriser! Et oui, pourquoi pas un gentil mécène, sponsors, partenaire, qui me permettrait d’aller ma charge de travail pour me consacrer plus longtemps à ma thèse et avancer ce projet magnifique… Mais, pourquoi pas vous? Vous verrez, je suis sympa, et je ne coûte pas très cher…

Merci d’avance ;)